
Utiliser une Cobra ou une Ford GT40 au quotidien fait rêver. Imaginez démarrer chaque matin au son d’un V8 Ford, prendre la route dans une automobile de moins d’une tonne ou arriver au travail au volant d’une voiture directement inspirée des grandes heures du sport automobile.
Sur le papier, rien n’empêche nécessairement une Cobra ou une GT40 correctement construite et entretenue de parcourir régulièrement plusieurs dizaines de kilomètres.
Mais entre pouvoir le faire et avoir réellement envie de le faire tous les jours, il existe une différence importante.
Confort, chaleur, météo, consommation, visibilité, stationnement, assurance ou simplement préservation du plaisir : une réplique de Shelby Cobra ou une réplique de Ford GT40 n’a clairement pas été pensée selon les mêmes critères qu’une voiture moderne.
Alors, peut-on réellement vivre quotidiennement avec ces automobiles ?
Mécaniquement, une Cobra peut parfaitement rouler régulièrement
Il faut commencer par casser une idée reçue : une Cobra ancienne ou une bonne réplique n’est pas nécessairement fragile.
Beaucoup utilisent des mécaniques américaines simples et éprouvées :
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Ford 289 ;
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Ford 302 Windsor ;
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Ford 351 Windsor ;
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Ford FE 390 ;
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Ford FE 427 ou 428 ;
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boîtes Toploader ;
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boîtes Tremec ;
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ponts Ford ou Jaguar.
Un moteur correctement réglé, refroidi et entretenu peut parfaitement parcourir plusieurs milliers de kilomètres par an.
Certaines répliques ont même été conçues pour être plus faciles à utiliser que les Cobra originelles.
Une Cobra Classic Motor Carriages équipée d’un Ford 302 offre par exemple une mécanique américaine relativement simple et une puissance suffisamment raisonnable pour envisager une utilisation routière régulière.
La mécanique n’est donc pas forcément le premier obstacle.
La GT40 peut également rouler… mais elle demande davantage de concessions
La GT40 est une autre histoire.
Une bonne GTD40 ou une autre réplique ancienne correctement construite peut être fiable.
Mais son architecture est beaucoup plus proche d’une voiture de compétition que d’une GT moderne.
Il faut composer avec :
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une hauteur extrêmement faible ;
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un accès à bord difficile ;
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une visibilité arrière limitée ;
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un moteur installé immédiatement derrière l’habitacle ;
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beaucoup de chaleur ;
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un habitacle étroit ;
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une garde au sol réduite ;
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une direction souvent sans assistance ;
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un embrayage parfois ferme ;
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une boîte de vitesses qui demande davantage d’attention.
Une GT40 GT Developments peut être formidable pour parcourir de belles routes, mais traverser chaque matin un centre-ville encombré est une utilisation très différente.
Techniquement possible ?
Oui.
Naturel ?
Beaucoup moins.
Peut-on rouler tous les jours avec une carte grise collection ?
C’est un point qui mérite d’être clarifié.
On entend encore régulièrement qu’une voiture en carte grise collection ne pourrait sortir que :
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le week-end ;
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pour participer à des rassemblements ;
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dans son département ;
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ou uniquement pour des trajets de loisirs.
Ces anciennes restrictions ne correspondent plus au régime actuel.
Un véhicule bénéficiant de la mention « véhicule de collection » peut circuler sans restriction géographique.
La réglementation prévoit en revanche un usage non professionnel.
Cela signifie qu’une carte grise collection ne doit pas être utilisée pour transformer la Cobra en outil de travail, véhicule de livraison ou automobile exploitée professionnellement.
Pour un usage privé, la carte grise collection n’impose donc pas à elle seule de réserver la voiture uniquement aux sorties dominicales.
Attention cependant au contrat d’assurance
La carte grise n’est qu’une partie du problème.
Votre contrat d’assurance peut prévoir des conditions beaucoup plus restrictives.
Certaines assurances destinées aux véhicules de collection peuvent imposer ou prévoir :
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un kilométrage annuel limité ;
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la possession d’un autre véhicule principal ;
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des restrictions sur les trajets domicile-travail ;
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des conditions concernant le stationnement ;
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une limitation du prêt du volant ;
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certaines exclusions d’usage.
Il faut donc lire les conditions du contrat avant de transformer une Cobra en voiture quotidienne.
Comme nous l’avons vu concernant l’assurance des répliques de Cobra et de GT40, les informations communiquées à l’assureur doivent également correspondre à l’utilisation réelle du véhicule.
Une voiture assurée comme véhicule de loisir occasionnel ne doit pas être utilisée quotidiennement sans vérifier que le contrat le permet.
Une Cobra sous la pluie : beaucoup moins romantique
Les photos de Cobra sont presque toujours prises sous un grand soleil.
Ce n’est pas un hasard.
Une Cobra est généralement un roadster ouvert, parfois dépourvu de véritable capote permanente.
Selon les modèles, on peut trouver :
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une capote démontable ;
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des side-screens ;
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un hard-top ;
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ou quasiment aucune véritable protection contre les intempéries.
Sous une forte pluie, l’expérience peut rapidement devenir moins agréable.
L’étanchéité n’a rien à voir avec celle d’une voiture moderne.
Il faut également composer avec :
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la buée ;
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les projections d’eau ;
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l’absence éventuelle de climatisation ;
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une ventilation rudimentaire ;
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un essuie-glace minimaliste.
Une Cobra équipée d’un hard-top devient naturellement beaucoup plus polyvalente, mais elle restera toujours une automobile ancienne dans sa conception.
Et sous la pluie, attention aux chevaux
La question du confort n’est pas la seule.
Une Cobra combine généralement :
beaucoup de couple + peu de poids + propulsion + très peu d’aides électroniques.
Pas d’ESP.
Pas d’antipatinage.
Et souvent pas d’ABS.
Sur sol sec, cette simplicité fait partie du plaisir.
Sur route détrempée, elle demande énormément plus de finesse.
Un V8 qui délivre plusieurs centaines de chevaux sur les roues arrière peut provoquer une perte d’adhérence rapidement si l’accélérateur est utilisé brutalement.
L’état des pneus devient donc primordial.
La chaleur : le détail que les photos ne montrent pas
Il suffit de passer quelques heures dans une Cobra pour comprendre que le moteur n’est jamais très loin.
V8 important, échappements latéraux, tunnel de transmission : une partie de cette chaleur finit naturellement par atteindre l’habitacle.
En été, dans les embouteillages, cela peut devenir assez physique.
Sur une GT40, le phénomène peut être encore plus marqué.
Le moteur est situé derrière le conducteur, séparé de l’habitacle par une cloison relativement proche.
Dans une automobile bien isolée et correctement refroidie, cela reste acceptable.
Mais dans une réplique orientée compétition, l’utilisation en ville par 35 °C peut devenir nettement moins séduisante.
Les side-pipes d’une Cobra demandent aussi une certaine habitude
Les échappements latéraux font partie du charme d’une Cobra 427.
Ils font également partie des premiers éléments auxquels un nouveau propriétaire doit s’habituer.
Après plusieurs kilomètres, ils peuvent devenir extrêmement chauds.
Il faut donc apprendre à sortir de la voiture sans poser la jambe dessus.
Ce détail peut sembler anecdotique pour une sortie du dimanche.
Il devient plus contraignant lorsque vous devez monter et descendre de la voiture dix fois dans la journée.
Même chose lorsqu’un passager qui ne connaît pas la voiture prend place à bord.
Stationner une Cobra ou une GT40 au quotidien
Autre problème très concret : où laisser la voiture ?
Une Cobra ou une GT40 attire naturellement énormément l’attention.
Garer une automobile de plusieurs dizaines de milliers d’euros pendant huit heures sur un parking public n’est pas nécessairement très rassurant.
Il faut penser :
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au risque de vol ;
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aux dégradations ;
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aux coups de portière ;
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aux personnes qui touchent la voiture ;
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à l’absence de fermeture efficace sur certaines Cobra ;
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aux conditions imposées par l’assurance.
Une Cobra ouverte n’offre évidemment pas la même sécurité qu’une berline moderne verrouillée électroniquement.
Pour une utilisation quotidienne, disposer d’un stationnement privé sécurisé change considérablement la situation.
Les ralentisseurs deviennent soudainement très importants
Avec une voiture moderne, un ralentisseur est rarement un événement.
Avec une GT40, il peut le devenir.
La garde au sol extrêmement faible impose d’anticiper :
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ralentisseurs ;
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entrées de parking ;
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rampes de garage ;
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bordures ;
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routes très dégradées.
Certaines GT40 doivent aborder certaines rampes de biais pour éviter de toucher.
Le problème existe également avec une Cobra basse, mais il devient beaucoup plus marqué avec une GT40.
Le trajet quotidien doit donc presque être choisi en fonction de la voiture.
La GT40 n’adore pas les parkings souterrains
Une GT40 combine plusieurs handicaps en ville :
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visibilité réduite ;
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rayon de braquage pas toujours idéal ;
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largeur importante ;
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garde au sol très faible ;
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portes particulièrement larges selon la construction ;
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accès compliqué.
La forme particulière des portes de la GT40, qui emportent une partie du toit, demande également de laisser suffisamment d’espace lorsque l’on se gare.
Dans un box étroit, entrer ou sortir de la voiture peut devenir un véritable exercice.
C’est très loin de l’expérience proposée par une automobile moderne.
Les embouteillages ne sont pas leur environnement naturel
Une Cobra ou une GT40 prend tout son sens lorsqu’elle roule.
Route départementale.
Enchaînement de virages.
Route de campagne.
Longue nationale.
Sortie entre passionnés.
Dans un embouteillage, presque toutes leurs qualités disparaissent.
Il reste :
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un embrayage parfois ferme ;
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une température moteur à surveiller ;
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beaucoup de chaleur ;
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du bruit ;
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une consommation importante ;
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une direction relativement lourde ;
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et très peu de confort.
Un V8 de 7 litres au ralenti pendant 45 minutes dans un bouchon n’est probablement pas exactement ce qu’avait imaginé son concepteur.
Et la consommation ?
Personne n’achète normalement une Cobra pour économiser du carburant.
Selon la motorisation, la préparation, la transmission et la conduite, la consommation peut devenir importante.
Un Small Block correctement réglé restera naturellement plus raisonnable qu’un gros FE préparé.
Mais une Cobra ou une GT40 reste une voiture légère équipée d’un V8.
Si elle devient votre véhicule quotidien avec plusieurs dizaines de kilomètres par jour, le budget carburant commence rapidement à compter.
Ce n’est pas nécessairement un problème.
Il faut simplement l’intégrer dans la décision.
Une utilisation régulière peut pourtant être bénéfique
Il ne faut pas tomber dans l’excès inverse.
Une voiture ancienne ne doit pas obligatoirement rester immobilisée sous une housse onze mois par an.
Au contraire, une utilisation régulière permet :
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de faire circuler les fluides ;
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de solliciter les joints ;
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de maintenir la batterie ;
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de faire travailler les freins ;
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d’éviter certaines conséquences d’une longue immobilisation ;
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de détecter rapidement un problème.
Une Cobra correctement entretenue peut donc parfaitement sortir chaque semaine.
C’est même souvent préférable à une voiture démarrée trois fois par an.
Le principe est simplement de la faire rouler réellement, suffisamment longtemps pour atteindre ses températures normales de fonctionnement.
Alors combien de kilomètres peut-on parcourir ?
Il n’existe pas de kilométrage idéal.
Une bonne réplique correctement entretenue peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres par an sans difficulté particulière.
Certaines peuvent même partir en road trip.
La question n’est donc pas forcément :
« Est-ce que la voiture supportera 5 000 km par an ? »
Mais plutôt :
« Est-ce que son propriétaire acceptera les contraintes qui accompagnent ces 5 000 km ? »
Une Cobra ERA bien construite, par exemple, peut être une automobile parfaitement exploitable sur de longs parcours. Certaines Cobra ERA ont même été conçues avec une habitabilité supérieure à celle des véritables Cobra afin d’accueillir plus facilement des conducteurs de grande taille.
La qualité de la réplique change donc énormément l’expérience.
Une voiture exceptionnelle risque-t-elle de devenir ordinaire ?
Il existe enfin une question beaucoup moins rationnelle.
Le plaisir naît aussi de l’attente.
Imaginez manger du foie gras, du saumon fumé ou du caviar tous les jours.
Pendant quelque temps, ce serait extraordinaire.
Puis progressivement, le cerveau s’habituerait.
L’exceptionnel deviendrait normal.
Une Cobra fonctionne un peu de la même manière.
Le jour où vous ne la sortez que lorsque :
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il fait beau ;
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vous avez du temps ;
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une belle route vous attend ;
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vous partez rejoindre des passionnés ;
le simple fait d’ouvrir le garage crée déjà quelque chose.
Vous retirez la housse.
Vous tournez la clé.
Le V8 démarre.
Et la journée commence différemment.
Si ce même rituel précède chaque matin 45 minutes d’embouteillages pour aller au bureau, une partie de cette magie peut progressivement disparaître.
La meilleure utilisation : régulièrement, mais pas forcément quotidiennement
Pour beaucoup de propriétaires, le meilleur compromis est probablement là.
Ne pas laisser la voiture dormir, mais ne pas non plus en faire une simple voiture utilitaire.
La sortir :
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certains soirs ;
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les week-ends ;
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pour partir quelques jours ;
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lors des rassemblements ;
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pour une belle route ;
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pour aller déjeuner ;
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simplement parce que la météo est parfaite.
Une Cobra ou une GT40 n’a pas besoin d’une occasion officielle pour prendre la route.
Mais chaque trajet peut conserver une dimension particulière.
Cobra ou GT40 : laquelle est la plus facile au quotidien ?
Entre les deux, la Cobra est généralement la plus polyvalente.
La Cobra possède plusieurs avantages
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accès à bord plus simple ;
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mécanique relativement accessible ;
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visibilité correcte ;
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encombrement raisonnable ;
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réparation souvent plus facile ;
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possibilité de hard-top sur certaines versions.
La GT40 demande davantage de compromis
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voiture extrêmement basse ;
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accès plus difficile ;
-
visibilité limitée ;
-
chaleur importante ;
-
garde au sol très réduite ;
-
stationnement plus contraignant ;
-
architecture mécanique plus complexe.
Pour quelqu’un souhaitant réellement parcourir beaucoup de kilomètres, une Cobra bien construite sera donc généralement plus facile à vivre.
Pour découvrir les différences entre fabricants et configurations, consultez les différentes répliques de Shelby Cobra proposées et documentées par Bourgogne Auto Classic.
Conclusion : oui au quotidien, mais pourquoi banaliser l’exceptionnel ?
Alors, peut-on conduire une Cobra ou une GT40 tous les jours ?
Mécaniquement : oui, lorsqu’elle est correctement construite et entretenue.
Administrativement : oui pour un usage privé, y compris avec un certificat d’immatriculation collection, sous réserve de respecter les conditions applicables au véhicule.
Contractuellement : cela dépend de l’assurance, qui peut prévoir ses propres limitations.
Pratiquement : cela demande beaucoup plus de concessions qu’avec une voiture moderne.
Mais la véritable question est peut-être ailleurs.
Une Cobra ou une GT40 est précisément intéressante parce qu’elle ne ressemble pas à votre voiture habituelle.
Chaque vibration, chaque odeur d’essence, chaque passage de vitesse et chaque accélération font partie de l’expérience.
Les utiliser régulièrement permet de les maintenir vivantes.
Les utiliser systématiquement pour chaque déplacement peut finir par les rendre ordinaires.
Le meilleur équilibre consiste probablement à les faire rouler souvent, mais à continuer de choisir les moments où l’on prend leur volant.
Car une Cobra ou une GT40 n’est pas seulement un moyen de déplacement : c’est une destination en elle-même.
Pour découvrir des automobiles conçues justement pour être conduites et pas uniquement exposées, consultez également les véhicules sélectionnés par Bourgogne Auto Classic.