Nos véhicules

En notre qualité de passionnés & collectionneurs, nous aurons en stock des voitures comme si nous les avions acquises pour nous même ; car c’est à nos yeux ; probablement, le meilleur critère de choix.

Dès lors, nos voitures seront avant toutes choses visibles et prêtes pour un essai routier en nos locaux Bourguignons.

Sous-catégories

  • Réplique Cobra

    Découvrez notre sélection de répliques Shelby Cobra anciennes, identifiées pour leur cohérence historique, leur architecture technique et leur potentiel patrimonial. Chaque Cobra mérite une analyse rigoureuse afin de distinguer les répliques anciennes des continuations modernes et des assemblages contemporains.

    Répliques Shelby Cobra : l’icône anglo-américaine

    Il est des automobiles dont la simple évocation suffit à faire ressurgir le style débridé de l’Américan way of life dans les années 60’s

    La Shelby Cobra appartient à cette caste rarissime. Celle des machines qui ne furent jamais de simples automobiles, mais des actes de guerre mécanique. Des objets de défiance industrielle. Des coups de tonnerre lancés contre les automobiles dites ‘’raisonnables’’ .

    Lorsqu’au début des années soixante Carroll Shelby eut l’idée de marier la légèreté britannique des châssis AC à la brutalité sauvage des V8 Ford américains, il ne donna pas naissance à une voiture. Il provoqua un schisme. Une fracture dans l’histoire de l’automobile sportive.

    Lorsque Carroll Shelby substitua la cavalerie américaine à la mécanique feutrée des AC Bristol, l’Angleterre des clubs privés et des manières retenues vit soudain surgir une créature d’un genre nouveau C’était comme si une aristocrate britannique remplaçait son thé Earl Grey par le ketchup texan, les convenances d’une lady Anglaise par la rugosité du moteur yankee et le moelleux des capitons de Buckingham Palace par les vibrations telluriques du V8 Ford.

    Le résultat ne relevait plus tout à fait de l’automobile. C’était déjà une déclaration d’hostilité mécanique.

    La Cobra ne séduisit jamais les amateurs de belles voitures par la délicatesse.

    Elle imposa le respect par la violence de son tempérament de sauvageonne.

    Depuis lors, la Cobra est entrée dans ce cercle extrêmement restreint des automobiles devenues plus grandes que leur propre production. Comme les œuvres majeures de l’architecture, elle engendra une postérité immense, parfois admirable, souvent approximative, et trop fréquemment travestie.

    Toutes les répliques Shelby Cobra ne se valent pas

    Car il faut ici rappeler une vérité que le marché contemporain préfère parfois contourner avec la souplesse d’un notaire mal inspiré : toutes les répliques de Cobra ne se valent pas. Et surtout, toutes ne relèvent pas du véhicule de collection au sens patrimonial et administratif français.

    Depuis plus de cinquante ans, des centaines de fabricants, principalement britanniques et américains, ont entrepris de recréer, interpréter ou réinventer la Cobra originelle. Certains le firent avec sérieux, compétence et cohérence historique. D’autres avec l’enthousiasme approximatif des entrepreneurs de foire mécanique que l’histoire automobile oublie généralement avec pudeur.

    Il en résulte aujourd’hui un marché extraordinairement hétérogène où coexistent :

    • de véritables productions historiques identifiables ;
    • des répliques anciennes susceptibles d’une reconnaissance FFVE ;
    • des continuations modernes sous licence ;
    • des véhicules de compétition ;
    • des assemblages artisanaux ;
    • et parfois des automobiles dont les situations administratives semblent avoir été rédigées un soir de fatigue par un poète fiscaliste sous anesthésie locale.

    Or, en matière de véhicule de collection, l’imprécision finit toujours par présenter l’addition.

    Réplique Shelby Cobra ancienne, FFVE et carte grise collection

    La France, par l’intermédiaire de la Fédération Française des Véhicules d'Époque, impose des critères particulièrement stricts afin qu’une automobile puisse prétendre au statut de véhicule de collection et à l’obtention d’une carte grise correspondante.

    Trois principes fondamentaux gouvernent notamment cette reconnaissance :

    • l’ancienneté réelle de fabrication ;
    • l’arrêt de production à l’identique ;
    • la conservation des caractéristiques d’origines.

    Ces exigences excluent naturellement une large partie des productions contemporaines dites « continuation », quand bien même celles-ci bénéficieraient d’une qualité de fabrication remarquable ou d’un prestigieux vernis marketing.

    Une Shelby Cobra moderne demeure une automobile contemporaine.

    L’histoire administrative française n’a jamais eu pour vocation de confondre ancienneté patrimoniale et nostalgie commerciale.

    Les continuations modernes de Shelby Cobra

    Ainsi, les séries récentes :

    • CSX4000 ;
    • CSX6000 ;
    • CSX7000 ;
    • CSX8000 ;
    • Superformance ;
    • Kirkham ;
    • Backdraft Racing ;
    • Factory Five ;
    • ou diverses répliques modernes,

    ne sauraient être assimilées aux répliques historiques anciennes produites dans les décennies 1970, 1980 ou début 1990 . En effet les répliques anciennes sont susceptibles, sous conditions strictes, d’une étude sérieuse auprès de la FFVE de briguer une carte grise française de collection, mais pas les répliques dites ‘’modernes’’ listées ci-dessus.

    Cette distinction est capitale.

    Car une Cobra ancienne identifiable par son constructeur, son millésime réel, son architecture technique et sa cohérence historique appartient désormais au patrimoine industriel automobile. Elle devient alors bien davantage qu’une simple re-création stylistique : elle constitue le témoignage mécanique d’une époque particulière de l’histoire des répliques sportives anglo-américaines.

    Identifier une réplique Shelby Cobra ancienne

    Identifier correctement une réplique Shelby Cobra exige dès lors une expertise approfondie :

    • analyse des châssis ;
    • étude des trains roulants ;
    • identification des carrosseries ;
    • lecture des numéros de fabrication ;
    • connaissance des méthodes d’assemblage propres à chaque constructeur ;
    • compréhension des banques d’organes utilisées selon les périodes.

    Car rien ne ressemble davantage à une Cobra qu’une autre Cobra.

    Et c’est précisément là que commencent les ennuis des amateurs pressés.

    Une AC Mk IV n’est pas une Kirkham .

    Une ERA n’est pas une Contemporary.

    Une Dax ne saurait être confondue avec une Everett-Morrison.

    Quant à certaines désignations fantaisistes rencontrées sur le marché européen, elles relèvent parfois davantage de la littérature d’imagination que de l’expertise automobile.

    Importer une Cobra ancienne en France

    Notre métier consiste précisément à rétablir cette vérité historique, technique et administrative.

    Importer une Cobra ancienne ne suffit pas.

    Encore faut-il savoir ce que l’on importe.

    Dans cet univers où les approximations abondent avec la générosité des mauvaises habitudes, nous considérons qu’une automobile de collection mérite mieux qu’un simple argument de vente. Elle exige :

    • une identité ;
    • une filiation ;
    • une cohérence ;
    • et une légitimité historique clairement établies.

    C’est à cette condition seulement qu’une réplique ancienne de Shelby Cobra peut prétendre rejoindre durablement le patrimoine automobile français.

    Pour sécuriser l’achat, l’importation ou l’identification d’une réplique Shelby Cobra ancienne, notre expertise permet d’établir son origine, sa cohérence technique et sa légitimité administrative avant toute démarche liée à la carte grise collection.

  • Réplique Ford gt40

    La Ford GT40 n’est pas née d’un dessin tombé du ciel ni d’un caprice de milliardaire vexé Ce n’est même pas le portrait tout craché des ‘’couilles ‘’de Carroll SHELBY, qui ne l’a pas vraiment enfantée.

    Elle naquit d’une humiliation.

    Ford GT40 : une réponse américaine à Ferrari

    Lorsque Ferrari repoussa l’offre de rachat de Ford Motor Company, Henry Ford II voulut une réponse qui ne s’écrirait pas sur papier à lettres mais sur l’asphalte du Mans. Il fallait battre Ferrari chez elle, sur son terrain, à la loyale - ou presque.

    Mais Ford n’avait alors ni expérience sérieuse de l’endurance européenne ni voiture adaptée.

    Le raccourci prit un nom : Eric Broadley.

    De la Lola Mk6 GT à la Ford GT40

    Car la GT40 trouve sa matrice technique dans la remarquable Lola Mk6 GT, conçue par Eric Broadley pour Lola Cars. Châssis monocoque, moteur central arrière, aérodynamique basse et intelligente : l’essentiel de la philosophie GT40 était déjà là avant même que Ford ne pose ses valises en Angleterre. Ford engagea Broadley, acheta les bases du projet et lança la future GT40 chez Ford Advanced Vehicles à Slough.

    Il convient toutefois de corriger une confusion fréquente :

    L’ancêtre direct de la GT40 est la Lola Mk6 GT, non la Lola T70.

    La T70 viendra plus tard, en 1965, comme descendante technique de cette filiation avec Lola, inaugurée avec la Mk6.

    Ford GT40 : small block Windsor et big block FE

    Sous les carrosseries GT40 battirent essentiellement deux familles mécaniques Ford :

    • le small block Ford Windsor (289 ci / 302 ci), plus compact, plus léger et particulièrement associé aux Mk I ;
    • le monumental Ford FE big block “side oiler” (427 ci puis variantes 427/428 compétition), moteur du Mans, de Sebring …

    Au Mans, la masse demeurait un ennemi.

    Contrairement aux pistes ovales américains où la vitesse stabilisée règne longtemps, la Sarthe impose accélérations, freinages et changements d’appui. Ford expérimenta alors des solutions d’allégement, notamment des culasses aluminium compétition sur certains FE 427 destinés aux programmes endurance, afin de limiter le poids sur le train avant et soulager la mécanique dans une course où chaque kilogramme finit par réclamer son tribut.

    Audiard aurait sans doute résumé cela ainsi :

    « Pour courir vingt-quatre heures, mon petit, faut pas seulement des chevaux ; faut éviter de trimballer l’écurie. »……Les culasses alu experimentales développée par FORD RACING pour les 24H du Mans, faisaient gagner sur la balance environ 35 Kg.

    Ford GT40 : une généalogie de compétition

    La GT40, comme toute grande automobile de compétition, ne se résume jamais à un nom unique.

    Sous une silhouette voisine vivent plusieurs familles : course, route, small block, big block, Gulf, Shelby, Alan Mann, Holman & Moody.

    L’amateur voit une GT40.

    L’expert lit une généalogie qui n’est pas très épaisse en quantités produites, mais colossale en terme d’image de marque et de sport automobile.

    • 105 GT40 furent produites entre 1964 et 1969 selon plusieurs sources spécialisées et historiques ;
    • 126 exemplaires si l’on inclut l’ensemble des versions Mk I, Mk II, Mk III et Mk IV selon d’autres sources, notamment francophones ;
    • 12 prototypes construits avant la production en série.

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